03/09/2011

PATRICK ARTERO

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Patrick Artero

 

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Né au Vietnam, grandi en Algérie, transbahuté au gré des affectations d’un père militaire, il apprivoise les piments des terres lointaines et ne découvre la métropole qu’à la pré-adolescence. Une trompette ? Le jazz ? Ce sera le style “New Orleans”, il fait ses classes seventies chez les « potaches “entertainers » des Haricots Rouges. Elève dissipé, on le serait à moins. Détour décisif par la salsa, dont le temple parisien, « la Chapelle des Lombards », vient d’ouvrir, on est en 78. Il tombe sur Pierre Goldman, intello écorché en perpétuelle cavale, toqué de latino, qui l’embarque dans la cave des Halles.

 

 

Artero souffle aux côtés d’Azuquita, puis de Chocolate Armenteros, Alfredo Rodriguez et Patato Valdes, il monte La Manigua avec une poignée de Latino- Parisiens (plus tard, il sera aussi pionnier de Mambomania).

 

 

 Splendeur de l’impro, au moins aussi libre que dans le jazz qu’il n’a pas pour autant délaissé. Il a la bougeotte et court le monde, l'Afrique, l'Amérique, l'Asie, les Antilles, joue avec Zouc Machine, Kassav’, Alpha Blondie, Touré Kunda comme avec Stan Getz, Joe Farrell , Claude Bolling ,Martial Solal et autres pointures. Artero  est bienheureusement inclassable.

 

 

  


 

Cette cavalcade en diagonale, si singulière, est une façon pour lui de toucher à ce jazz qu’il chérit sans reprendre les sempiternels sillons des jazzmen. Lui qui vient du jazz le plus trad’, s’échine à surfer sur un groove fait de compositions originales (dix sur onze), qui quadrillent la ville meurtrie de New Orléans (voir les titres, que des lieux ou objets du culte !), sans jamais tomber dans les clichés du “niou-niou”. Funk neo-orleanais (la vraie merveille musicale de la cité), be bop musculeux, fulgurances jazz ou embruns latinos mâtinés de ce mystérieux vaudou qui vous attrape sans crier gare : Et si c’était lui, Artero, le grigri porte bonheur de nos humeurs.

 


 

 

 

Funk neo-orleanais (la vraie merveille musicale de la cité), be bop musculeux, fulgurances jazz ou embruns latinos mâtinés de ce mystérieux vaudou qui vous attrape sans crier gare : Et si c’était lui, Artero, le grigri porte bonheur de nos humeurs.

 

 

Duke and Atg

  

11:59 Écrit par DUKE and ATG dans Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (6) |