24/01/2010

DJANGO REINHARDT

Sans titre23pngL’épopée Django Reinhardt


Un musicien hors normes

Django, dont on a célèbré ce 22 janvier le centième anniversaire de naissance, a traversé la première moitié du XXe siècle, comme une fulgurance. Météorite guitaristique et jazzman de renommée internationale, ce "héros des gitans" a créé, durant sa courte vie, un style propre à la croisée du jazz et des musiques tsiganes. 


Enfance nomade et virtuose

Django naît le 23 janvier 1910 dans une roulotte à Liberchies, près de Charleroi, en Belgique, au sein d’une famille manouche. Après la Première Guerre mondiale et le départ du père, sa mère Laurence Reinhardt s’installe avec ses enfants près des "fortifs", à l’emplacement du périphérique parisien actuel, Porte de Choisy, puis Porte d’Italie : cette "Zone", où s’amoncelle la misère parisienne. Dès la prime enfance, Django se passionne pour la musique, et révèle d’étonnantes dispositions pour le banjo, la guitare, le violon…

La légende de cet enfant virtuose se répand dans les campements. Il enregistre son premier disque en 1928 . Le jeune prodige réchappe de peu à l’incendie de sa roulotte. 18 mois à l’hôpital n’empêchent pas l’irrémédiable : Django perd l’usage de son annulaire et de son auriculaire. Pourtant, le courage et la ténacité suscitent le miracle. Avec la guitare offerte par son frère comme "instrument de rééducation", Django élabore une technique à trois doigts, qui ne cessera d’interpeler, et de confirmer son génie.

Au début des années 1930, un son nouveau envahit la France, venu d’Outre-Atlantique : le jazz. Sur la Côte d’Azur, que sillonnent alors Django et son frère, il découvre, cette musique éprise de liberté et reconnaît en Louis Armstrong, un "frère". Dès lors, il n’aura de cesse de mêler les accents swing nord-américains à ceux de ses origines tsiganes.

C’est une rencontre, en 1934, celle du réputé violoniste Stéphane Grappelli, qui décidera de la plus grande aventure de sa carrière. Ensemble, ils fondent le Quintette du Hot Club de France. Mais la guerre éclate en 1939, et lors d’une tournée à Londres, Grappelli décide de s’installer en Angleterre. Django, lui, passe la guerre en France, en Zone libre, où il enregistre, en 1940, l’un de ses imparables tubes, Nuages, avec le clarinettiste et saxophoniste Hubert Rostaing. 
A l’issue de la guerre, il scelle ses retrouvailles avec Grappelli par une Marseillaise restée célèbre et entame, en 1946, une "tournée américaine" dans le groupe de Duke Ellington, qui lui laissera un goût amer. Il a en effet du mal à se plier à la discipline qu’exige la formation .
De retour en France, il gratte du côté du be bop, joue avec l’avant-garde, tâte de la guitare électrique... Puis achète, en 1951, une maison à Samois-sur-Seine, où il mène une existence paisible, partagée entre la pêche, le billard et les copains. Deux ans plus tard, peu après l’enregistrement d’un ultime disque aux côtés de Martial Solal, il décède d’une congestion cérébrale le 16 mai 1953, laissant derrière lui de nombreux héritiers, parmi lesquels son fils Babik et son petit-fils David.

DUKE and ATG

Django Reinhardt1




 

Commentaires

C'est très enthousiaste et entraînant.

Écrit par : Ben | ` 2010-01-24 à 13.31:32 `

Répondre à ce commentaire

Mondialement connu.
Avec l'anniversaire on en parle beaucoup.
C'était un géant ! J'ai appris qu'il avait perdu deux doigts.
Grâce à sa volonté, il a continué de jouer de la guitare.
Fabuleux monsieur, mais très courte vie.
Cela fait bien plaisir de le réécouter.
Bonne fin de dimanche gentil Jazzou.
Pluie dans le ciel, mais soleil dans mon cœur.
Des nuages de gros bisous.

Écrit par : Mousse | ` 2010-01-24 à 16.28:17 `

Répondre à ce commentaire

Coucou mon Jazzou Voila,mes amis sont partis sur la route de l'Italie,
nous avons passé un excellent week-end,et j'ai
bien profité de ma semaine :-) De retour sur la
blosphère.
Un remarquable guitariste,j'aime beaucoup
Passe une bonne soirée,bisous de Mimi.

Écrit par : Mimi du Sud | ` 2010-01-24 à 17.15:55 `

Répondre à ce commentaire

Buonasera il mio amore Hai tutto raccontato, quale piacere di ascoltare la sua musica, è un'ingegneria baci il mio cuore
Atlantica

Écrit par : Atlantica | ` 2010-01-24 à 17.57:28 `

Répondre à ce commentaire

Bonsoir, Je ne connais pas grand chose au Jazz, mais Django Reynart, je connais, et je dois dire que j'apprécie...
Je te souhaite une bonne fin de journée, et une bonne semaine qui va suivre. Bisous

Écrit par : Soledad | ` 2010-01-24 à 19.36:01 `

Répondre à ce commentaire

Ce que je peux l'avoir apprécié.
Bonne semaine.
Amitiés.
Yvon.

Écrit par : Yvon | ` 2010-01-24 à 22.25:55 `

Répondre à ce commentaire

Bonjour Duke..C'est super ! Ce matin c’est pour moi, le plaisir de venir te dire bonjour…avec mon petit café, bien sur !
C'est un régal ça !
Je te souhaite une excellente journée…et t’envoie de douces pensées amicales…

Écrit par : Chadou | ` 2010-01-25 à 07.20:54 `

Répondre à ce commentaire

Bonjour Duke, Impossible de l'oublier ce géant du jazz manouche, il est parti trop tôt. Bon lundi, amitiés.

Écrit par : tede | ` 2010-01-25 à 07.28:40 `

Répondre à ce commentaire

P'tit "Clic" Cher Duke Un vrai régal
Bonne journée
Bisous et p'tits "miaous"

http://artistochats.skynetblogs.be

Écrit par : Arwen & Gioia et Les Artistochats | ` 2010-01-25 à 07.30:11 `

Répondre à ce commentaire

Bonjour Duke, C'est probablement grâce à Django que j'ai mis mes premières oreilles dans le jazz, sans même m'en rendre compte.
Sa musique coule toujours toute seule, après des centaines d'écoute !
Bon début de semaine.
Amitiés jazzmanouchiennes,

Thierry

Écrit par : Thierry | ` 2010-01-25 à 07.52:59 `

Répondre à ce commentaire

Bonjour Duke là j'en reviens à mon papa
qui était et est toujours fan
ah là je peux dire que je l'ai souvent entendu
et c'est vrai que j'apprécie
bisous duke passe une bonne journée

Écrit par : Anne Bilou | ` 2010-01-26 à 10.58:40 `

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.